LA CENE AUX MADONES – ACRYLIQUE SUR TOILE – 120x150cm

Ce tableau, l’un des plus importants et des plus intimes pour moi, incarne avec force notre monde actuel en plein déclin.

Il a été peint avec un mélange viscéral d’amour et de haine, directement inspiré par le choc et l’horreur profonde ressentis lors de la mise en scène présentée en France lors des derniers Jeux Olympiques. ​

Cette peinture viscérale explore le tumulte et la dérive de notre époque à travers un cadre hautement symbolique et spirituel, dressant le constat d’une société en perte de repères. ​

La présence de figures subvertissant les repères traditionnels, tenant un enfant au cœur de cette parodie de Cène, illustre la fracturation et la confusion des rôles dans la société contemporaine.

Loin d’une simple évolution, cette mise en scène est perçue comme une intrusion provocatrice dans le sacré, interrogeant avec amertume sur la déconstruction des structures traditionnelles face aux dérives de notre époque. ​

Les gestes des figures environnantes, empreints d’une inquiétude pesante ou d’une mise en garde, traduisent un profond malaise. Ils reflètent les réactions de rejet, de sidération ou d’incompréhension face à ce spectacle décadent.

L’œuvre expose la tension d’un monde où les repères s’effondrent et où le changement est vécu comme une agression des valeurs fondamentales. ​

La maternité, omniprésente dans l’œuvre, devient le témoin d’une transmission en péril.

Les figures féminines entourées d’enfants soulignent l’angoisse de la protection et la lourdeur des responsabilités parentales dans un climat sociétal jugé menaçant et surtout désorienté.

​Enfin, les racines massives et sombres sous la table, bien qu’ancrées dans une origine commune, nous rappellent un lien avec la terre qui semble aujourd’hui corrompu ou menacé d’asphyxie par les bouleversements de notre monde! ​

En somme, cette composition poignante et tourmentée est un cri d’alarme, un miroir tendu à une société contemporaine en perdition, déchirée entre ses racines et les dérives de son époque..