DEMETER ET PERSEPHONE – 60x80cm – ACRYLIQUE SUR TOILE

Sujet d’une gravité absolue, et pour porter la lourdeur de mon état d’âme, j’ai puisé dans la puissance dramatique des maîtres anciens — le clair-obscur sans concession du Caravage, l’éther tragique du Greco, la dignité blessée des figures sacrées du baroque.
​J’ai choisi de recouvrir cette femme d’un voile et de dentelle pour lui donner la gravité solennelle d’une Madone antique. Mais son bras levé n’est pas une prière passive : c’est un bouclier, une protestation violente, un ordre catégorique d’arrêter le massacre de l’innocence. Son regard expressif traduit toute ma douleur, ma colère et l’intensité de ma souffrance face aux horreurs que subissent les plus vulnérables dans notre société..

​Protéger l’innocence pure.
​Dans ses bras, j’ai peint cet enfant nu, simplement enveloppé d’un linge blanc. Sa posture paisible et attentive crée un contraste saisissant avec la détresse de sa mère. Pour moi, cette nudité est le symbole ultime de la vulnérabilité et de la pureté absolue des enfants. En le représentant ainsi, j’ai cherché à montrer ce que nous devons préserver à tout prix : une enfance intacte, préservée du monstrueux.


​Le jeu des ombres et des textures renforce cette maternité sacrée et menacée. L’enfant est l’espoir et la vie, mais il est aussi ce corps précieux que la mère défend avec une détermination farouche contre un monde prédateur.
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​Ce tableau est le miroir de mon combat intérieur et de ma révolte face au climat de notre monde. En tant qu’artiste, je refuse le silence. À travers cette figure de mère courage, je veux prêter ma voix et mon pinceau à toutes les victimes et dénoncer sans détour la violence, les tabous et l’injustice.
​Le contraste entre la sérénité du nourrisson et la souffrance de la femme incarne le prix émotionnel, la surcharge et la douleur insupportable que l’on ressent face à ces atrocités. Cette œuvre est ma déclaration, ma résistance : un acte de foi envers la justice, la protection de l’enfance, et un appel viscéral pour que cesse l’inconcevable.